Comment fonctionnent les différents tests de dépistage du virus ?

Rubrique ouverte à tous en lecture seule.
POUR ACCEDER AUX NOMBREUX AUTRES FORUMS IL EST NECESSAIRE DE S'INSCRIRE (fonction M'enregistrer en haut à droite de l'écran).
Avatar de l’utilisateur

Auteur du sujet
Pboulanger
Administrateur
Administrateur
Messages : 6695
Inscription : 02 févr. 2010 18:41
Localisation : La Chapelle en Serval F-60520
Âge : 64
    Windows 10 Firefox
Genre :
Zodiaque :
Âge : 64

Comment fonctionnent les différents tests de dépistage du virus ?

Message par Pboulanger »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.lefigaro.fr/sciences/commen ... s-20200402
Comment fonctionnent les différents tests de dépistage du virus ? 

INFOGRAPHIE - Tests rapides dit «antigéniques», sérologiques ou par PCR ? Les différentes techniques utilisées ne détectent pas le coronavirus de la même façon.

 Par Gildas Des Roseaux et Service Infographie
Publié le 2 avril 2020 à 21:56,

mis à jour le 9 septembre 2020 à 17:07
   
Alors qu'un million de tests par semaine sont désormais réalisés en France, le gouvernement s'est engagé à augmenter encore le nombre de tests. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé à partir de cette semaine le déploiement de nouveaux tests de dépistage rapides, dits «tests antigéniques», qui viendrait en complément des tests PCR et sérologiques déjà déployés sur le territoire. Il dit aussi attendre «de façon imminente» le résultat d'expérimentations menées sur les tests de dépistage sur prélèvement salivaire.
 
1. Le test moléculaire, pour traquer le virus
 
Basé sur la détection du code génétique du coronavirus, le test moléculaire par « PCR » révèle si un malade est infecté par le virus au moment où on le réalise.
 
Le test par PCR nécessite un « prélèvement nasopharyngé des voies respiratoires hautes par écouvillonnage ou des voies respiratoires basses », selon les recommandations officielles. Une fois effectué, ce prélèvement est analysé en laboratoire. Les biologistes vont d’abord utiliser des techniques qui permettent d’extraire le matériel génétique du virus, si celui-ci est présent. À partir de ce matériel génétique isolé, la PCR (pour polymerase chain reaction en anglais) permet d’en amplifier une petite partie spécifique et donc d’en obtenir des millions d’exemplaires, jusqu’à ce que le signal soit perceptible par la machine. Si le virus est présent, le test est positif. Sinon, il est négatif.
 
Ce test classique, en plus d’être coûteux et assez long à produire, est hyperdépendant de la qualité du prélèvement. Bien réalisé, suffisamment en profondeur dans l'appareil respiratoire, il permet un diagnostic fiable. Mais un simple prélèvement nasal mal réalisé peut donner un taux important de « faux négatifs ».
 
2. Les tests antigéniques, pour une détection rapide
 
Comme le test PCR, le test antigénique nécessite un prélèvement nasopharyngé ou par voies respiratoires basses. Le résultat est cette fois connu en quelques minutes seulement – de 15 à 30 minutes. Ce test permet le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë et détecte la présence dans l'organisme de protéines spécifiques du SARS-CoV-2.

Seulement, sa fiabilité est moindre que les PCR : en cas de charge virale basse, le résultat peut être faussé. Un protocole d'essai clinique sera déposé, sur environ 800 personnes, et doit débuter dans la semaine à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, en vue d'un déploiement à grande échelle à partir de mi-septembre. S'il permet «d'isoler de manière plus précoce» une personne contaminée, un résultat positif doit cependant être «impérativement confirmé» par PCR, qui reste «le test de référence», rappelle l'AP-HP.

3. Le test sérologique, pour détecter l’immunité

 Si le test par PCR permet de détecter le virus à un instant T, le test sérologique détecte, « a posteriori », des anticorps produits par une personne infectée. Cette méthode, qui nécessite une prise de sang, est efficace pour déterminer si le patient a été en contact avec la maladie, même s’il n’a pas développé de symptômes.

La sérologie est une méthode biologique utilisant le sérum, un constituant du sang, pour établir des diagnostics médicaux. Techniquement, les tests sérologiques détectent les différentes immunoglobulines, qui sont produites en réaction aux antigènes du virus.

4. Tests rapides : une goutte de sang suffit
 
Pour permettre une diffusion à grande échelle, de nouveaux types de tests sérologiques sont en cours d'examen. Ils doivent eux aussi permettre de détecter et de différencier les anticorps produits par l'organisme au moment de l'infection, mais promettent un usage simplifié et un résultat accéléré.



Prenez bien soin de vous !
Amicalement,
Image

Revenir à « Informations »