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Traitement contre le Covid-19 : quatre choses à savoir sur le molnupiravir, dont la France a commandé 50 000 doses

Posté : 28 oct. 2021 10:23
par Pboulanger
Bonjour à tous,

Lu sur https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... S-3-[sante]
Traitement contre le Covid-19 : quatre choses à savoir sur le molnupiravir, dont la France a commandé 50 000 doses 

Selon le laboratoire américain Merck, cette pilule divise par deux le risque d'hospitalisation quand il est donné à des patients qui viennent d'être testés positif au Covid-19.
 
 
franceinfo
France Télévisions
Publié le 27/10/2021 16:11

Mis à jour le 27/10/2021 19:44
 
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Des pilules de Molnupiravir, médicament contre le Covid-19 développé par le laboratoire américain Merck. (MAXPPP)
 

Une nouvelle arme dans l'arsenal de lutte contre le Covid-19 ? Selon Olivier Véran, la France a commandé 50 000 traitements de molnupiravir (pour autant de patients susceptibles d'être traités), qui pourrait devenir un outil crucial dans la lutte contre la pandémie, en réduisant les formes graves de la maladie. Franceinfo vous dit tout sur cette pilule du laboratoire américain Merck, attendue en Europe dès la fin du mois de novembre.

1 Il vise à freiner la maladie et à réduire l'apparition d'une forme grave

Le molnupiravir fait partie de la famille des médicaments antiviraux. C'est-à-dire qu'il diminue la capacité d'un virus à se répliquer dans l'organisme, freinant ainsi la maladie. Par son action, il entend aussi réduire les formes graves du Covid-19.
 
Selon le laboratoire américain Merck, qui a mené un essai sur 800 personnes, le molnupiravir diminue par deux le risque d'hospitalisation. Les résultats préliminaires d'études de laboratoire et d'études cliniques "suggèrent que le médicament peut réduire la capacité du Sars-Cov-2 (...) à se multiplier dans le corps, empêchant ainsi l'hospitalisation ou le décès chez les patients atteints du Covid-19", selon l'Agence européenne du médicament (EMA). 
 
"Ces résultats sont assez prometteurs", commente également le Conseil scientifique français dans son avis du 5 octobre (PDF). L'instance souligne que le molnupiravir doit être "donné de façon précoce (moins de 5 jours après le début des symptômes) chez des sujets à risque non vaccinés".

2 Une pilule facile à prendre, mais pas suffisante

L'intérêt majeur de ce nouveau médicament réside dans son mode d'administration par voie orale. Concrètement, c'est une simple pilule que l'on peut avaler avec un verre d'eau. Le médicament pourrait donc être utilisé plus facilement que les traitements intraveineux comme, par exemple, ceux à base d'anticorps de synthèse.
 
Toutefois, ce médicament seul ne peut pas nous permettre d'éradiquer la pandémie. "C'est mieux d'avoir une forme orale comme le molnupiravir, mais un antiviral ne suffira probablement pas. On a des traitements efficaces quand on agit à plusieurs niveaux de reproduction du virus. Le virus n'est pas une bactérie, il rentre dans nos cellules, et pour le bloquer, si on agit trop fort, on tue nos cellules, il faut donc le bloquer à plusieurs endroits. Il faut plusieurs médicaments, souvent en combinaison, explique sur franceinfo Mathieu Molimard, professeur en pharmacologie, président du CHU Pellegrin, à Bordeaux (Gironde). Il ne faut pas s'attendre à un médicament miracle qui va tout changer. Ce sont des petits progrès qui se rajoutent les uns aux autres, qui doivent s'associer aux mesures barrières, aux masques, au gel hydroalcoolique, au fait de se faire tester, se faire vacciner", prévient-il.
 
3 Le médicament ne sera pas disponible avant fin novembre en France

Le molnupiravir n'est pas encore disponible. Merck a demandé l'autorisation du traitement aux autorités sanitaires américaine et européenne. Ces dernières ont annoncé lundi entamer une procédure accélérée. Au plus tôt, les premières doses seront livrées à la France "à compter des derniers jours de novembre ou des premiers jours de décembre", a précisé Olivier Véran.





4 Le traitement reste (pour l'heure) onéreux

Le coût d'un traitement au molnupiravir demeure élevé. Si Olivier Véran n'a pas donné de fourchette de prix, un indicateur donne un ordre d'idée : les Etats-Unis ont commandé 1,7 million de doses pour 1,2 milliard de dollars (1,035 milliard d'euros), soit environ 700 dollars (603 euros) pour chacune.
 
Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d'ici la fin de l'année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a déjà été le cas pour les vaccins. La fondation Bill et Melinda Gates a annoncé un investissement qui pourrait atteindre 120 millions de dollars (103 millions d'euros) pour faciliter l'accès des pays pauvres. Cette somme sera notamment utilisée pour encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d'ores et déjà accordé une licence.
 
Par ailleurs, le MPP (Medicines Patent Pool) a dit avoir signé mercredi un accord de licence volontaire avec Merck pour faciliter l'accès mondial à un prix abordable au molnupiravir. Sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires, l'accord contribuera à donner un large accès au molnupiravir dans 105 pays à revenu faible ou intermédiaire.


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