Page 1 sur 1

Réintégration des soignants non-vaccinés : "Tout le monde s'en moque à l'hôpital", affirme un infectiologue ...

Posté : 03 mai 2023 10:32
par Pboulanger
Bonjour à tous,

Lu sur https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... S-3-[sante]

Réintégration des soignants non-vaccinés : "Tout le monde s'en moque à l'hôpital", affirme un infectiologue considérant ce retour marginal 

Pour Benjamin Davido, aucun soignant ne souhaite "revenir travailler pour les rares qui ont déserté l'établissement".
  
franceinfo
Radio France

Publié le 02/05/2023 12:06

 
  Image
Une soignante à l'hôpital-Nord de Saint-Etienne, le 31 décembre 2022. Photo d'illustration. (R?MY PERRIN / MAXPPP)
 
La réintégration des soignants non-vaccinés en France "tout le monde s'en moque à l'hôpital", a affirmé sur franceinfo mardi 2 mai Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches. Il considère ce retour marginal alors que le ministre de la Santé a annoncé leur réintégration "mi-mai" suivant ainsi l'avis de la Haute Autorité de santé. "À ma connaissance dans mon établissement", aucun soignant ne souhaite "revenir travailler pour les rares qui ont déserté l'établissement", a-t-il affirmé.
 
>> Covid-19 : l'hôpital entre méfiance et impatience avant la réintégration des soignants non vaccinés
 
Selon lui, la plupart sont passés à autre chose : "Ces gens-là n'ont pas travaillé pendant trois ans et pour la plupart ont changé de métier, ont changé de voie et surtout ont perdu la confiance en la science, en la vaccination et quelque part en les malades." Si "vous considérez que le vaccin est une ineptie, vous avez perdu cette fibre, ce lien très fort qui vous lie aux équipes, à la science et aux soignants", ajoute Benjamin Davido.

"La page" du Covid-19 n'est pas tournée, prévient l'infectiologue

Par ailleurs, Benjamin Davido se réjouit que l'épidémie soit "contrôlée sur un plan mondial", mais en revanche, il ne croit pas à "la fin de la pandémie au sens strict". C'est pourquoi "il ne faudrait pas que cette réintégration des soignants soit un message envoyé" selon lequel "la page est définitivement tournée".
En pleine pandémie, 15 à 20 millions de Français étaient prioritaires à la vaccination : "On se retrouve avec malheureusement des gens fragiles qui peuvent faire toujours des formes graves", met-il en garde. Selon lui, le "nerf de la guerre", c'est que les deux campagnes de vaccination annuelles prévues par le gouvernement au printemps et à l'automne pour les plus de 80 ans "trouvent son public".
 



Si vous appréciez notre travail, merci de nous soutenir par un petit don en cliquant sur le bouton ci-après


Je fais un don de soutien à l'Association


Prenez bien soin de vous !